Chimie · Sujet officiel n°17 · Session 2027
Prérequis : couple acide/base de Brønsted, autoprotolyse de l'eau et produit ionique \(K_e\), définition du pH, quantité de matière, concentration et tableau d'avancement (Terminale spé) ; constante d'équilibre standard et quotient de réaction \(Q\), logarithme décimal, diagramme de prédominance (PCSI) ; méthode de la réaction prépondérante, dérivation numérique d'une courbe expérimentale (PC). Matériel : pH-mètre à électrode de verre combinée (étalonné à deux tampons), conductimètre, burette graduée classe A 25 mL, pipettes jaugées, agitateur magnétique ; solutions d'acide chlorhydrique et d'acide éthanoïque de même concentration ; hélianthine, bleu de bromothymol, phénolphtaléine ; ordinateur (simulations PhET « Acid-Base Solutions » et « pH Scale »). Pour la Partie 2 : soude étalonnée \(\approx 3{,}0\times 10^{-2}~\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\), soda au cola dégazé (source d'acide phosphorique) ou acide oxalique, acquisition informatisée (Python ou Regressi).
L'acidité est partout : le vinaigre à \(\text{pH}\approx 3\), le suc gastrique à \(\text{pH}\approx 1{,}5\) (acide chlorhydrique), les pluies acides, l'acidification des océans qui menace les coquilles calcaires, et à l'opposé le sang, maintenu à \(\text{pH}=7{,}40\) à \(\pm 0{,}05\) près sous peine d'accident vital. Derrière ce mot familier se cache une question précise que cette leçon veut clarifier : qu'est-ce qui rend une solution acide, et comment le mesure-t-on ?
La difficulté centrale, et l'erreur la plus tenace des élèves comme des candidats, est de confondre deux choses indépendantes : la force d'un acide (son aptitude à céder un proton) et sa concentration (la quantité d'acide dissous). On peut avoir un acide fort très dilué, peu acide, et un acide faible très concentré, plus acide que le premier. Toute la leçon consiste à construire les bons outils — \(K_a\), \(\text{p}K_a\), diagrammes de prédominance et de distribution — pour parler de l'acidité sans se payer de mots, du becher de Terminale jusqu'au titrage informatisé de CPGE.
Le proton n'existe jamais « libre » en solution : il est immédiatement solvaté sous forme d'ion oxonium \(\ce{H3O+}\) (voire \(\ce{H9O4+}\)). Écrire « \(\ce{H+}\) libre » est une commodité de notation, pas une réalité physique : le rappeler évite une vision substantialiste erronée.
Développement complet des deux parties, illustrations expérimentales détaillées, questions d'entretien avec éléments de réponse, biblio commentée. L'accès ouvre les55 leçons et tous les corrigés d'annales jusqu'au 31/08/2027, à 99 € au lieu de 149 € jusqu'au 31 octobre 2026.
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