Notion

Régression linéaire

La régression linéaire (ou ajustement affine par la méthode des moindres carrés) détermine, pour un nuage de points expérimentaux \((x_i, y_i)_{i=1..n}\), la droite \(y = ax+b\) qui minimise la somme des carrés des écarts verticaux entre les points mesurés et la droite modèle : \(\displaystyle S(a,b) = \sum_{i=1}^n \big(y_i - (ax_i+b)\big)^2\).

\[ a = \dfrac{\sum_i (x_i-\bar{x})(y_i-\bar{y})}{\sum_i (x_i-\bar{x})^2} = \dfrac{\mathrm{cov}(x,y)}{\mathrm{var}(x)} \qquad b = \bar{y} - a\bar{x} \]

où \(\bar{x}\) et \(\bar{y}\) sont les moyennes empiriques des mesures. La qualité de l'ajustement se lit sur le coefficient de corrélation linéaire \(r \in [-1,1]\) : en sciences expérimentales, un ajustement est généralement jugé satisfaisant pour \(|r| > 0{,}99\) (repère d'usage, pas une norme). Le coefficient de détermination \(r^2\) donne la fraction de la variance de \(y\) expliquée par le modèle linéaire.

Introduite en Seconde/Première (ajustement affine, nuage de points), formalisée en Terminale spécialité, la méthode est un outil systématique de CPGE pour l'exploitation quantitative de mesures : droites d'étalonnage (loi de Beer-Lambert), vérification de lois affines (loi d'Ohm, cinétique d'ordre 1 en \(\ln[A]\) fonction du temps), linéarisation d'une loi de puissance par passage au logarithme.

  • Ne pas forcer une droite sur un nuage manifestement non linéaire sans linéarisation préalable.
  • \(|r|\) élevé indique une corrélation, jamais une causalité.
  • Ne pas extrapoler la droite en dehors du domaine des points mesurés.
  • La régression de \(y\) en fonction de \(x\) diffère de celle de \(x\) en fonction de \(y\) (sauf \(|r|=1\)) : bien identifier la variable explicative.
  • La régression seule ne suffit pas : il faut estimer les incertitudes sur \(a\) et \(b\), pas seulement regarder \(r\) — attente explicite du jury en montage.