Notion

Liaisons chimiques : ioniques, covalentes, van der Waals, hydrogène

La cohésion de la matière résulte d'interactions électrostatiques d'intensités très différentes. On distingue les liaisons fortes, intramoléculaires (covalente, ionique), des liaisons faibles, intermoléculaires (van der Waals, hydrogène), avec un ordre de grandeur d'énergie qui décroît nettement de l'une à l'autre.

Liaisons fortes (\(\sim 100\) à \(1000\ \text{kJ}\cdot\text{mol}^{-1}\)) :

Liaisons faibles (interactions intermoléculaires) :

Hiérarchie énergétique : Covalente / ionique (\(\sim 100\text{-}1000\ \text{kJ}\cdot\text{mol}^{-1}\)) > liaison hydrogène (\(\sim 10\text{-}40\ \text{kJ}\cdot\text{mol}^{-1}\)) > van der Waals (\(\sim 1\text{-}10\ \text{kJ}\cdot\text{mol}^{-1}\)).

Cette hiérarchie explique les températures de changement d'état : \(\ce{H2O}\) est liquide à température ambiante grâce à ses liaisons hydrogène, alors que \(\ce{H2S}\), sans liaison H efficace, est gazeux.

Piège classique : ne pas confondre la liaison hydrogène (interaction intermoléculaire faisant intervenir trois atomes) avec une liaison covalente impliquant un hydrogène (ex. C–H, O–H). Cette confusion, documentée dans la littérature didactique, est l'une des raisons pour lesquelles les programmes français évitent le raccourci « liaison H » dans les contextes où l'ambiguïté est possible.