Notion
Numériser un signal analogique \(s(t)\) combine deux discrétisations indépendantes : l'échantillonnage (discrétisation temporelle, via \(f_e\)) et la quantification (discrétisation en amplitude, via le nombre de bits \(n\)). Principe qualitatif vu en terminale spécialité (physique-chimie, NSI) ; démonstration du théorème et exploitation quantitative (FFT, bruit de quantification) réservées à la CPGE.
L'échantillonnage prélève les valeurs du signal aux instants \(t_k = kT_e\), où \(T_e\) est la période d'échantillonnage et \(f_e = 1/T_e\) la fréquence d'échantillonnage. Le signal échantillonné reste continu en amplitude tant qu'il n'est pas quantifié. Pour qu'un signal de fréquence maximale utile \(f_{max}\) soit intégralement reconstructible à partir de ses échantillons, il faut respecter le théorème de Shannon-Nyquist :
Si cette condition n'est pas respectée, on observe un repliement de spectre (aliasing) : les composantes spectrales au-delà de la fréquence de Nyquist \(f_e/2\) se replient et se superposent aux basses fréquences. Cette perte d'information est irréversible dès l'acquisition ; seul un filtre anti-repliement (passe-bas analogique) placé avant l'échantillonneur en protège.
La quantification discrétise ensuite l'amplitude. Un convertisseur analogique-numérique (CAN) codé sur \(n\) bits distingue \(2^n\) niveaux sur sa pleine échelle \(V_{PE}\). Le pas de quantification \(q\) vaut :