Physique · Sujet officiel n°3 · Session 2027

Spectrométrie optique, couleur

Partie 1 : Terminale spéPartie 2 : PC/PSIPremiumMise à jour 2026-07-20

Prérequis : spectre visible et lumières colorées (Seconde) ; longueur d'onde \(\lambda\), fréquence \(\nu\), célérité \(c\) ; absorbance et loi de Beer-Lambert \(A=\varepsilon\ell c\), spectre d'absorption (1re spé) ; modèle ondulatoire et interférences, différence de marche (Tle spé) ; le photon \(E=h\nu=hc/\lambda\) et les niveaux d'énergie quantifiés (Tle spé). En CPGE : interférences à \(N\) ondes, formule des réseaux, dispersion \(n(\lambda)\). Matériel : LED ou projecteurs RVB et jeu de filtres colorés (synthèse additive/soustractive) ; simulation PhET « Color Vision » ; spectrophotomètre UV-visible de lycée, cuves 1 cm, solution de permanganate de potassium ; en CPGE : goniomètre (collimateur + lunette + vernier), lampe spectrale au mercure et au sodium, réseau (300 à 600 traits·mm⁻¹), mini-spectromètre USB à fibre + acquisition et traitement (Python/Regressi) ; lampe à incandescence pour le spectre continu.

Plan de leçon

  • Introduction : la couleur n'est pas dans l'objet mais naît du triplet source × matière × œil ; décomposer la lumière, c'est remonter à sa signature spectrale. Enjeu : de la perception qualitative à la mesure quantitative, et jusqu'à la quantification de l'énergie.
  • I. Couleur perçue et absorption de la matière (Terminale spé) : synthèse additive/soustractive, couleur complémentaire, spectre d'absorption ; loi de Beer-Lambert et son domaine de validité + manip 1 (spectrophotométrie et dosage par étalonnage du permanganate).
  • II. Le réseau, spectromètre : analyse par dispersion (PC/PSI) : formule des réseaux, dispersion angulaire, pouvoir de résolution \(R=mN\), comparaison prisme/réseau + manip 2 (goniomètre + réseau sur lampe Hg, étalonnage et mesure d'une \(\lambda\) inconnue).
  • III. Spectres de raies et quantification de l'énergie (Terminale spé / CPGE) : émission, absorption, continu ; \(\Delta E=h\nu=hc/\lambda\), série de Balmer + manip 3 (comparaison de spectres au mini-spectromètre USB).
  • Conclusion et ouverture : limites des modèles, liens vers diffraction (7), interférences (6), astrophysique et analyse chimique.

Introduction

Une pomme est-elle rouge dans le noir ? La question, posée à des élèves, désamorce d'emblée la conception la plus tenace sur la couleur : celle d'une propriété intrinsèque de l'objet. La couleur perçue est en réalité le produit de trois acteurs — une source qui émet un spectre, une matière qui en absorbe, transmet ou diffuse certaines longueurs d'onde, et un œil qui, par ses trois types de cônes, réduit ce spectre à une sensation. Changez la source (lumière du jour, tube fluorescent, LED) et la couleur perçue change, alors que l'objet, lui, n'a pas bougé.

Derrière la couleur se cache donc une information physique bien plus riche : le spectre, c'est-à-dire la répartition de l'énergie lumineuse en fonction de la longueur d'onde. La spectrométrie est l'art de décomposer la lumière pour lire cette signature. C'est l'un des outils les plus puissants de la physique : c'est elle qui a révélé la composition du Soleil sans y aller, qui dose une espèce en solution au laboratoire, et qui, en montrant que les atomes n'émettent que certaines couleurs, a imposé l'idée de quantification de l'énergie.

Cette leçon suit cette montée en puissance le long du curriculum. Au lycée, on relie couleur perçue et couleur absorbée, et l'on mesure une concentration par absorbance (loi de Beer-Lambert). En CPGE, on formalise l'instrument qui décompose la lumière — le réseau — et l'on discute sa résolution. Enfin, la spectroscopie des raies boucle le sujet en reliant chaque longueur d'onde à une transition d'énergie \(\Delta E=hc/\lambda\).

I. Couleur perçue et absorption de la matière Terminale spé

Il faut d'abord distinguer deux façons d'obtenir une couleur. La synthèse additive combine des lumières : trois faisceaux rouge, vert et bleu (RVB) superposés donnent, à saturation égale, du blanc ; pris deux à deux, ils forment les couleurs secondaires (rouge + vert = jaune, vert + bleu = cyan, bleu + rouge = magenta). C'est le principe des écrans. La synthèse soustractive, elle, combine des matières (filtres, pigments) qui retranchent des longueurs d'onde à une lumière blanche : superposer les filtres cyan, magenta et jaune assombrit jusqu'au noir. C'est le principe de l'imprimerie et de la peinture.

Cette distinction s'illustre en direct : trois LED de puissance RVB projetées sur un écran blanc (additive, blanc au centre), puis des filtres colorés empilés sur un rétroprojecteur (soustractive). La simulation PhET « Color Vision », autorisée à l'oral, permet en outre de faire varier la lumière incidente et de visualiser la réponse des cônes S/M/L de la rétine : elle rend tangible que la couleur est une construction perceptive, non une donnée brute du monde.

La suite de cette leçon est réservée à l'accès complet

Développement complet des deux parties, illustrations expérimentales détaillées, questions d'entretien avec éléments de réponse, biblio commentée. L'accès ouvre les55 leçons et tous les corrigés d'annales jusqu'au 31/08/2027, à 99 € au lieu de 149 € jusqu'au 31 octobre 2026.

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